The Deputy Minister Speaks

Deux règles d’enquête

La première règle de l’enquête, Tout peut arriver. La deuxième règle, Tout peut arriver, inclut les cadeaux de la Sérendipité, un cadeau qui, aussi petit et insignifiant qu’il puisse paraître, pourrait bien être le plus important de tous. Ce qui signifie que vous devez être vigilant et attentif à tout moment.

Ce qui m’a amené à prêter une attention particulière à un document sur lequel je suis tombé par hasard aux Archives. Une transcription de l’interrogatoire de John Starnes de la DGIS à la Commission MacDonald, concernant les réunions des 24 et 26 mars 1971, m’a amené à entamer mon enquête sur le meurtre de Mario Bachand. Je cite mes notes et les documents qui s’y rapportent :

Certains événements du 24 au 29 mars 1971
24 mars 1971

Météo à Ottawa : Principalement ensoleillé, frais et venteux ; Jupiter était stationnaire hier parmi les étoiles à l’arrière-plan lointain. Aujourd’hui, elle a commencé à bouger.

Le 24 mars

24 mars 0845 : Rencontre entre la DGIS STARNES, le procureur adjoint Ernest CÔTÉ, le procureur général Jean-Pierre GOYER. GOYER ordonne au Service de sécurité d’effectuer une opération. STARNES objecte comme étant une interférence dans le fonctionnement du Service, comme étant inutile, et comme étant dangereuse : le Service de sécurité n’en est pas capable. GOYER et STARNES se disputent pendant plus d’une heure : “Nous l’avons eu chaud et lourd pendant plus d’une heure.” GOYER dit qu’il va consulter le PM TRUDEAU. Référence à la dissimulation d’informations à un “collègue du cabinet” (ministre des affaires extérieures SHARP).

Le 26 mars

26 mars 0845 : STARNES voit GOYER.

0900 : STARNES effacé (annule sa présence), “Comité du Cabinet”.

0930 : GOYER à la “plannification”, Colline du Parlement, salle 263-S.

GOYER “a déclaré que le sujet du 24 mars avait été discuté avec le PM qui a ordonné que, sauf arguments contraires solides, s’infiltrent. secret total. Aucun autre département”.

Goyer note la discussion avec le Premier ministre.

Margaret TRUDEAU, nouvellement mariée avec le Premier ministre TRUDEAU, fait un voyage de magasinage à Montréal, accompagnée d’une amie et de deux agents de protection de la GRC. Dans une boutique de la Place de Ville, elle achète 9 tenues, dont deux “pantalons chauds”. La foule de spectateurs et de journalistes enthousiastes fera en sorte que d’autres nouvelles troublantes seront manquées dans les prochains jours.

Le 27 mars

Samedi 27 mars. Michèle BACHAND voit son frère Mario pour la dernière fois.

BACHAND appelle DORLOT et lui dit qu’il doit le voir.

À Paris, Collette DUHAIME interroge BACHAND, et lui demande de l’interroger à nouveau deux jours plus tard, le lundi 29 mars 1971 dans l’après-midi.

Le Solliciteur général Goyer visite le “site opérationnel” de la GRC

0950-1230 : GOYER visite le “site opérationnel” de la GRC, Ville Saint-Laurent, Montréal ; c’est la Section des enquêtes, Quartiers séparés, Montréal, une unité de surveillance.

Comme prévu, le surintendant J. L. FOREST, sous-commissaire de la GRC, se rend à Montréal. J. J. T. R. WALSH, a été embarqué dans un véhicule de la Section des enquêtes conduit par le sergent J. A. M. CARDINAL. Ce véhicule s’est ensuite rendu au domicile de M. J. P. GOYER, où il est arrivé à 9 h 30. Le groupe en question est arrivé à la section d’enquête dans des locaux séparés à 9h50. Au bureau, se trouvaient alors l’inspecteur J. A. NOWLAN, le caporal J. J. P. A. LAMBERT, le s/off. T. E. W. MCARDLE, J. A. ARCHAMBAULT, C. R. A. PEARCE, et moi-même.

Lorsque la voiture transportant M. GOYER est arrivée, l’inspecteur NOWLAN et moi-même l’avons accueillie dans le garage, où le surintendant FOREST nous l’a présentée. Comme M. GOYER semblait s’intéresser immédiatement à nos installations de garage, il a été jugé opportun de lui faire faire dès le départ une brève visite du bâtiment. Dans le garage, M. GOYER a examiné (sectionnée, 3/4 de ligne) ce qui lui a paru plaisant et quelque peu intriguant. (sectionné, 1/2 ligne) a été brièvement discuté avec lui et il a semblé qu’il en ait vu la nécessité et l’utilité pratique. (…)

Parmi les personnes présentes se trouvait le surintendant J.L. FOREST, sous-directeur général de l’Office fédéral des forêts. J.J.T.R. WALSH, Insp. J.A. NOWLAN. Briefing par le S/Sgt J. BOSSE, sous-officier de la section d’enquête.

GOYER demande quel pourcentage des ressources est consacré à la lutte contre le terrorisme. Il s’intéresse aux affaires de CROSS-LAPORTE, demandant si CROSS a trouvé grâce à une enquête ou à une source.

GOYER demande s’il est vrai que la majorité des terroristes séparatistes sont des homosexuels.

GOYER est informé de la façon dont la surveillance a été utilisée dans un certain nombre de cas. Un cas discuté est celui de Mario BACHAND en 1962.

Le temps d’une fête

TRUDEAU, Mme TRUDEAU et GOYER assistent à la fête du sucre à Saint-Eustache donnée par les libéraux. Sept cents personnes y assistent. TRUDEAU porte une veste en cuir à franges ornée de coeurs. Margaret TRUDEAU porte une grande fleur sur sa veste. On leur offre un cadeau de mariage. Ils restent trois heures. Les sept cents spectateurs trouvent cela charmant, une distraction bienvenue pour eux, ainsi que pour les journalistes et le photographe présents, qui autrement devraient s’occuper de questions plus troublantes.

“Mme Margaret Trudeau a été la principale attraction d’une partie de sucre qui s’est déroulée à Saint-Joseph-du-Lac samedi. Le premier ministre et sa jeune femme étaients les hôtes de la traditionelle partie de sucre de la circonscription fédérale de Mont-Royal dont M. Trudeau est la députée à Ottawa. C’était la première fois que le couple effectuait une sortie officielle depuis son mariage, et Mme Trudeau a rapidement pris la vedette à son épouse. Elle ambrasse et fut embrassé par la majeure partie des invitées mais pendant les quatre heures qu’elle a passées dans la cabane, elle a mangé, bien sûr, sa parte de la soupe aux pois, de févres au lard, d’omelete au sucre dérable, tenu les rênes de chevaux de son traineau en allant voir couler la sève d’érable et danse carré avec un tel entrain que son chapeau tomba. »

1030-1700 : (heure d’Ottawa) GOYER à partie de sucre à St. Eustache, cabane de P. E. LAVALLEE, pour l’Association libérale de St.

“Après le diner, Mme Trudeau a passé hier près de trois heures à admirer les plus recentes importations de Paris dans une boutique de mode. »

“Mémo 29.3.71 GOYER, COTE, COMMISSAIRE et STARNES 26 mars. Conversation de référence GOYER avec COTE et STARNES 24 mars. Gérard Pelletier.

Lorsque la voiture transportant M. GOYER est arrivée, l’inspecteur NOWLAN et moi-même l’avons accueillie dans le garage, où le surintendant FOREST nous l’a présentée. Comme M. GOYER semblait s’intéresser immédiatement à nos installations de garage, il a été jugé opportun de lui faire faire dès le départ une brève visite du bâtiment. Dans le garage, M. GOYER a examiné (sectionnée, 3/4 de ligne) ce qui lui a paru plaisant et quelque peu intriguant. (sectionné, 1/2 ligne) a été brièvement discuté avec lui et il a semblé qu’il en ait vu la nécessité et l’utilité pratique. (…)

Parmi les personnes présentes se trouvait le surintendant J.L. FOREST, sous-directeur général de l’Office fédéral des forêts. J.J.T.R. WALSH, Insp. J.A. NOWLAN. Briefing par le S/Sgt J. BOSSE, sous-officier de la section d’enquête.

GOYER demande quel pourcentage des ressources est consacré à la lutte contre le terrorisme. Il s’intéresse aux affaires de CROSS-LAPORTE, demandant si CROSS a trouvé grâce à une enquête ou à une source.

GOYER demande s’il est vrai que la majorité des terroristes séparatistes sont des homosexuels.

GOYER est informé de la façon dont la surveillance a été utilisée dans un certain nombre de cas. Un cas discuté est celui de Mario BACHAND en 1962.

Le temps d’une fête

TRUDEAU, Mme TRUDEAU et GOYER assistent à la fête du sucre à Saint-Eustache donnée par les libéraux. Sept cents personnes y assistent. TRUDEAU porte une veste en cuir à franges ornée de coeurs. Margaret TRUDEAU porte une grande fleur sur sa veste. On leur offre un cadeau de mariage. Ils restent trois heures. Les sept cents spectateurs trouvent cela charmant, une distraction bienvenue pour eux, ainsi que pour les journalistes et le photographe présents, qui autrement devraient s’occuper de questions plus troublantes.

“Mme Margaret Trudeau a été la principale attraction d’une partie de sucre qui s’est déroulée à Saint-Joseph-du-Lac samedi. Le premier ministre et sa jeune femme étaients les hôtes de la traditionelle partie de sucre de la circonscription fédérale de Mont-Royal dont M. Trudeau est la députée à Ottawa. C’était la première fois que le couple effectuait une sortie officielle depuis son mariage, et Mme Trudeau a rapidement pris la vedette à son épouse. Elle ambrasse et fut embrassé par la majeure partie des invitées mais pendant les quatre heures qu’elle a passées dans la cabane, elle a mangé, bien sûr, sa parte de la soupe aux pois, de févres au lard, d’omelete au sucre dérable, tenu les rênes de chevaux de son traineau en allant voir couler la sève d’érable et danse carré avec un tel entrain que son chapeau tomba. »

1030-1700 : (heure d’Ottawa) GOYER à partie de sucre à St. Eustache, cabane de P. E. LAVALLEE, pour l’Association libérale de St.

“Après le diner, Mme Trudeau a passé hier près de trois heures à admirer les plus recentes importations de Paris dans une boutique de mode. »

“Mémo 29.3.71 GOYER, COTE, COMMISSAIRE et STARNES 26 mars. Conversation de référence GOYER avec COTE et STARNES 24 mars. Gérard Pelletier.

6 décembre 1971 : S/Insp. J. E A. YELLE se rend à l’étranger avec un “passeport spécial” à Berlin. Il revient le 10 ou le 11 décembre.816 A Berlin, il interroge un Soudanais qui s’était rendu à Berlin-Est pour recueillir des renseignements sur les groupes révolutionnaires. Il est amené à Montréal pour infiltrer le FLQ. Contrôlé par Marc Leduc. Rien n’en est sorti ; il a couché avec des femmes du FLQ et a été rejeté par les hommes[i].

Un aspect intéressant du voyage du s/inspecteur YELLE à Berlin et à Paris est que, pendant son séjour à Paris, il a envoyé à Alger les deux passeports mal adressés ou traités de deux DEFLQ qui ont fini par être renvoyés au quartier général de la GRC à Ottawa. Des passeports dont les visas, les cachets d’arrivée et de départ sont si éclairants quant aux voyages des assassins de Mario Bachand.


816.  Letter from DGIS STARNES to USSEA RETTIE, 1.12.71, RG 146, box 25, 92-A-00132, p. 179.

[i] My interview with Joe FERRARIS.

March 28

Michèle Bachand and François Dorlot

March 28 Michèle BACHAND arrives at François DORLOT’s apartment before they are about to leave by car for the countryside outside Paris. She asks DORLOT if she could see her brother before leaving. He says ‘No, you saw him just yesterday.’

0930 (Paris): Someone telephones François DORLOT. He closes the door to take the call but Michèle can overhear the conversation, in which the caller asks for address of Mario BACHAND.

After the murder Michèle asks DORLOT who it was that called and why he gave the address. He replies that it was Anne LEGARE and that she had wanted to invite Mario to a party.

Recently, in March 1993, Michèle and Jacques LANCTOT met with DORLOT and asked him about this. DORLOT said that LEGARE had called him because she had wanted to speak with Mario about Trois Textes, which she was typing for him. He also said that they had appeared before a French judge after the murder. He had asked them about the call. LEGARE had denied to the judge that the call took place.

LEGARE, in a recent interview, said that she did not make such a call and had not spoken with DORLOT for about 10 days before Mario’s death.

Paris, the mysterious couple visits

March 28 Sunday 1830: Couple appears at BARRAL residence looking for BACHAND.

“Ils se sont présentés le dimanch soir, la veille de sa mort en disant que c’ètaient des Québecois qui venaient de s’ènfuir, qui avaient eu des ennuis et qui cherchaient a voir François BACHAND, parce que François était connu et qu’il pourrait peut-être les aider…Maintenant, François n’était pas ce soir-la, alors finalement on s’est arrange pour qu’ils reviennent le lendemain et qu’ils attendent un peu…”

Five persons arrested in Toronto for possession of a dangerous weapon at speech of Michel CHARTRAND in Convocation Hall of University of Toronto, which they interrupt with cries of “Death to the FLQ.” They belonged to the Edmund Burke Society.

At about 19:00,Colette DUHAIME asked Murielle PAQUIN if she would like to interview BACHAND the following day. DUHAIME said she would arrange time and place and that they would meet in afternoon in café then leave for the interview. They were both excited at the prospect of a scoop. DUHAIME told PAQUIN that BACHAND had said he was “ready to reveal things.”

March 29

March 29 0840: GOYER returns to Ottawa from Montreal.

Monday François Mario BACHAND assassinated in the apartment of Pierre BARRAL, 46 Eugène-Lumeau, Paris suburb of St. Ouen, where BACHAND had been staying. An autopsy found two .22 calibre bullets in the skull, a third had glanced off after striking near right ear.

A bullet was found in ceiling, the one that glanced off skull. BARRAL noticed hole in ceiling while with body.


One day, while at the National Library in Ottawa, while thinking of who I might approach for an interview, I thought of Ernest Côté, Solicitor-General Jean-Pierre Goyer’s Deputy Minister. He had been at the centre of many of the most important events. On the 22nd of October, 1970, at the Prime Minister’s request, he was asked to set up task force, which became the ‘COTE Group’. The task force was to examine the political intelligence, on the basis of police information, and the interrogation of prisoners held under the War Measures Act, and to prepare an assessment of the present FLQ situation for Cabinet.[i] The recent RCMP briefing of cabinet on the Quebec problem, and the FLQ problem, was disturbing to ministers because it “was information of 1969, not 1970.”[ii]

Côté’s report re Mario Bachand:

(Severed), Mario Bachand and (severed) are probably the main theorists or ideological leaders of the Quebec terrorists.” [i]MC C-76, p. 10439

Most important, Côté had been present at the mysterious 24 March meeting of Solicitor-General Goyer and DGIS Starnes, at which Goyer ordered the Security Service to perform an operation abroad, to meet a claimed security threat from the FLQ.

There was not much about the FLQ, Canadian government strategy, and views of Mario Bachand, that was unknown to Ernest Côté.

Which of course meant I had to speak with him.

Fortunately, he lived in Ottawa, at the edge of the Glebe, the tony residential area not far from the heart of the city. I called him and said I was writing about the FLQ and related matters. Could I speak with you? “Yes”, he said, and we made an appointment for the afternoon of the next day.

Ernest Côté lived in a modest house not far from Bank Street, Ottawa’s main thoroughfare. He led me to the sparsely furnished living room. There was a military camp cot. I knew that he was in Britain during the Second World War, and had landed in Normandy during D-Day. I mentioned it to him and he said he was a logistic planner, and had stepped ashore two days after the first landings. He was modest, straight-forward and objective in his manner and speech, a military officer. I liked him immediately.

I decided not to ask him immediately about the meetings of 24, 26 March 1971, but circle around by asking him about the FLQ generally and about the report on the FLQ and the unrest in Quebec. During our discussion he said the concern was not only Quebec but about the turbulence in the world generally, and the real possibility that revolutionary forces would become unmanageable. They had also been concerned about the unrest in the USA, with riots, social injustice and revolt against the Vietnam War. I then, without warning or introduction, asked about the meetings of 24 and 26 March, 1971.

Were they about the killing of Mario Bachand? I asked

“Yes”, he replied.

To make what I was asking perfectly clear, I asked “Was he killed because it was feared he would return to Quebec and restart the FLQ and FLQ violence, or was there a specific threat against Quebec Premier Bourassa in Europe?”

“Both”, he replied.

The discussion soon came to an end.

I met with Ernest Côté on three further occasions, once at the same home, two at a new residence, a very attractive condominium or apartment in or adjacent to exclusive Rockliffe. I was acquainted with the area, and saw that he was just a few blocks from where John Starnes, who I had earlier interviewed, lived.

On both occasions, I attempted to ask him about the meetings of 24, 26 March and the killing of Bachand, without response. On our last meeting, he said “You are trying to get a statement from me, but you won’t get it. John Starnes and I have been friends since 1944. But you have so much information that you don’t need it.”

He obviously was unaware of how Canadian journalists and media could avoid discussion or writing of troubling matters, troubling in the sense of posing career difficulties.

Appreciation of Recent Events in Quebec (Fifth Draft), 29 October 1970, by Ernest Cote.[i] “(Severed), Mario Bachand and (severed) are probably the main theorists or ideological leaders of the Quebec terrorists.”

MC C-76, p. 10439.

1970  November    3     COTE Group first report to PM TRUDEAU.[i]


[i].    MC C-76, p. 10439.

See also letter to Gordon ROBERTSON 3.11.70 accompanying Memorandum to the Prime Minister on the subject of the FLQ threat, PCO file reference S-1-28; RG 33/128, 6000-10-B-13, PAC AtI 93-A-00237.

1970  November    3     COTE Group first report to PM TRUDEAU.[i]


[i].    MC C-76, p. 10439.

See also letter to Gordon ROBERTSON 3.11.70 accompanying Memorandum to the Prime Minister on the subject of the FLQ threat, PCO file reference S-1-28; RG 33/128, 6000-10-B-13, PAC AtI 93-A-00237.


[i].    RG 146, vol. 2415, part 2, p. 150.


[i].    RG 33/128, acc. 1991-92/099, box 7, file C-76, p. 10445.

[ii]. RG 33/128, acc. 1991-92/099, box 7, C-76, p. 10448.

[iii].  Handwritten note, 23.10.70, RG 33128, 5000-8-16.25, p. 302.

[iv].   RG33/128, acc. 1991-92/099, box 7, C-76, p. 10448.

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