The Trap is Set

Bâle, Suisse, la première semaine de mai 1969. Une voiture Renault se dirige vers l’est le long de la Elsässerstrasse vers St Louis, où elle traverse la France, et prend la N66. Destination Londres, avec un arrêt à Paris.

Le conducteur est Yves Stohar, un homme d’une trentaine d’années, résidant à Bâle et né dans le village voisin de Wallbach. Sur le siège passager, à côté de lui, se trouve sa compagne de vie, Rosemary, une esthéticienne qui est devenue un fournisseur à succès de la mode féminine.  À l’arrière du véhicule se trouvent deux jeunes hommes. Un étudiant allemand, qui partira à Paris et continuera à Vienne. À ses côtés, un étudiant en architecture de vingt-quatre ans, résidant à Bâle, Urse Niethammer. Niethammer est en route pour Londres pour y effectuer un stage dans un cabinet d’architectes.

Paris, mai 1968

 A Paris, ils s’arrêtent pendant trois jours. En mai 68, la révolte étudiante est violemment réprimée par la police et les CRS (Compagnies Républicaines de Sécurité), ce qui augmente la violence. La police et les CRS ont porté des accusations répétées contre les manifestants étudiants, qui ont réagi en renversant des voitures et en lançant des pavés. Pendant des jours, les émeutes étudiantes ont pris le contrôle du cœur de Paris.

Cela a encouragé les travailleurs à se révolter contre les lois et pratiques du travail qui n’avaient pas beaucoup évolué depuis la Seconde Guerre mondiale. Le 16 mai, les 30 000 travailleurs de l’usine géante Renault de Boulogne-Billancourt, à l’ouest de Paris, dans le département de la Haute-de-Seine, votent en faveur d’une grève générale qui durera 33 jours. L’exemple de Renault et les appels du plus important syndicat, la CGT, à une grève générale nationale, entraînent la fermeture de 23 % des usines françaises. l’arrêt des systèmes de transport, y compris le trafic aérien, les aéroports, les trains et le métro parisien. Elle a failli faire tomber le gouvernement de Charles de Gaulle. À la fin de la grève générale la plus importante de l’histoire moderne de la France, de Gaulle avait organisé un référendum sur sa présidence et avait perdu ; des réformes ont été apportées au système éducatif français, en particulier aux universités ; les travailleurs ont obtenu des salaires plus élevés, une augmentation des congés, une réduction de la durée hebdomadaire du travail de 45 à 40 heures, une amélioration de la sécurité de l’emploi.

Il a également attiré l’attention des services de sécurité et de renseignement et de la police, non seulement des services français mais aussi de la plupart, sinon de la totalité, des services européens, en particulier l’Italie, l’Allemagne et la Suisse, le Royaume-Uni, les États-Unis et le Canada.

L’une des principales préoccupations était que l’Union soviétique s’infiltre et manipule la gauche progressiste pour affaiblir l’Occident et ouvrir la voie à la subversion et à la prise de pouvoir communiste par des moyens parlementaires.

Les intérêts particuliers d’Yves Stohar

Yves Stohar a passé les trois jours à marcher sur le 15e, Boulevard. Saint-Michel, la Rive Gauche, – les sites les plus importants de ce qui sera connu sous le nom de Mai 1968. Pour voir s’il y avait une référence à ces événements.

Mais bien sûr, les choses ne sont pas tout à fait ce qu’elles semblent être.

The Trap is Set
Yves Stohar

Ce n’est pas par hasard qu’Yves Stohar a choisi une Renault pour se rendre à Paris, étant donné l’importance symbolique d’une association avec la grève des ouvriers de l’usine Renault l’année précédente.  Une partie de son camouflage. Et ce n’est pas par simple fantaisie qu’il s’est arrêté à Paris pour étudier les dernières braises de la révolte étudiante de l’année précédente, mais plutôt par intérêt professionnel. Un intérêt qui, l’année suivante, déterminera le sort de Richard Bros.

Car Yves Stohar était bien plus que ce que l’on pouvait imaginer, et qui, l’année suivante, déterminera le sort de Richard Bros.

34 Theberton, Islington

 Ils continuent jusqu’à Calais, où ils embarquent sur le ferry pour Douvres. Après avoir débarqué à Douvres, ils continuèrent vers Londres et le quartier nord d’Islington. Ils empruntent Upper Street, la High Street, passent devant le poste de police d’Islington, puis, deux blocs plus loin, tournent à droite dans Theberton Street. Un bloc plus loin, ils se sont arrêtés et se sont garés avant le numéro 34, au centre d’un immeuble géorgien en briques brunes. Deux étages au-dessus du sol, une pièce en sous-sol.

The Trap is Set
34 Theberton

A l’intérieur du numéro 34 Theberton, à l’étage supérieur, se trouvait un certain Mathias von Spallart, également de Bâle, étudiant à la London Film School. Spallart, fils d’une actrice et d’un acteur allemand qui avait fui l’Allemagne en novembre 1944, un moment opportun pour un tel déménagement. Spallart a été un acteur et un producteur de radio à succès en Suisse.

Urse Niethammer occupait la salle du rez-de-chaussée. Trois jours plus tard, Yves Stohar et Rosemary retournent à Bâle. Deux semaines plus tard, Mathias von Spallart les suit. Urse Niethammer s’installe dans la chambre du rez-de-chaussée. La pièce du sous-sol était inoccupée.

Le piège est tendu.

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