Strategy of Tension – Place du Canada

A bomb is found

Une bombe est trouvée

Il était 7h16, le matin du 25 septembre 1968, à Montréal, lorsque la voiture de patrouille 10-5, avec les officiers Leveille et Rioux, reçut un appel du Centre des communications, et lui dit de se rendre au Carré Dominion (Place du Canada), côté sud, pour y rencontrer le gardien. Ils sont arrivés une minute plus tard, et ont rencontré Arthur Duval, qui leur a parlé d’un paquet suspect, avec un emballage déchiré, qu’il avait trouvé au pied de la statue du premier premier ministre du Canada, Sir John A. MacDonald.

Les deux policiers voient que la boîte contient des fils, attachés à une horloge, et deux bâtons de dynamite enveloppés dans du ruban de vinyle noir. Une bombe.

Arrivée de la section technique de la police de Montréal

Ils ont appelé le lieutenant Verville, voiture 10-35. Il est arrivé à 7h30, et après un examen préliminaire, a appelé la section technique. A 7h35, l’inspecteur Daniel Yacovitch, est arrivé sur les lieux. Le lieutenant Verville a montré le paquet, allongé dans l’herbe. Yacovitch a regardé à travers la déchirure de l’emballage en papier brun, et a vu le câblage électrique, l’horloge. Il a mis la combinaison de protection contre les bombes. Il a coupé le cordon autour du paquet et a déchiré le papier pour exposer l’appareil.

Le paquet comprenait un réveil, plusieurs fils électriques, deux bâtons de dynamite, un tuyau de cuivre, les extrémités enveloppées dans du ruban adhésif noir d’électricien. Deux fils électriques menaient d’une extrémité du tuyau à l’horloge. Il a coupé le fil conduisant à une batterie et a ensuite coupé le fil de l’horloge.

Il a mis la bombe dans la remorque, et s’est rendu au dépôt de Lacordaire, où lui et le sergent Robert Côté, ont achevé le démantèlement de l’appareil. Ils prennent toutes les précautions nécessaires pour conserver toute empreinte digitale.

Une empreinte digitale est découverte

Le gendarme André Ste-Marie, de la section Identification, a examiné l’appareil à la recherche d’empreintes digitales. Il en a trouvé une, sur le ruban de vinyle noir, et l’a enlevée.

“Des recherches seront entreprises en vue de l’identification et les résultats vous seront transmis. (note de bas de page : Rapport Général, Service de police de Montréal, 22-9-68, P-8-10-9370).

La première bombe “politique

Un examen plus approfondi en laboratoire a révélé que l’appareil était muni de deux bâtons de dynamite Forcite 75%. Le tube de cuivre était rempli de chlorate de potassium et de lactose, entouré de 7 allumettes ; une pile Burgess n° 2 D ; des ampoules Sylvania n° 5 ; une horloge Westinghouse Good Morning, réglée à 12h40 ou 00h40. Les fils ne sont pas soudés mais enveloppés dans le ruban adhésif autour du tube de cuivre.

Une image au fluoroscope de la dynamite révèle qu’il n’y a pas de détonateur et qu’il n’y a pas de composants électriques à l’intérieur.

Cependant l’examen de circuit électrique de cette bombe domestique a démontré que les fils électriques partent de la source d’énergie ne sont pas reliés au tuyau contenant la lampe-éclair mais seulement au réveil-matin. Donc il n’y a pas de circuit complet de la pile sèche à la lampe-éclair et au reveil-matin. Au temps prévu le contact n’a fait que courte-circuiter la pile électrique et la bombe ne pouvait éxploser.

Cer emballage fut examié pour des empreints mais rien ne fut élevé.

Rapport général, Service de Police Montréal, p. 2, ci-dessous.

Robert Côté, chef de la section technique du Service de police de Montréal chargée de désarmer et d’examiner les bombes et les attentats à la bombe dans la ville, qualifie le dispositif placé à la Place du Canada de “première bombe politique”.

Il était 7h16, le matin du 25 septembre 1968, à Montréal, lorsque la voiture de patrouille 10-5, avec les officiers Leveille et Rioux, reçut un appel du Centre des communications, et lui dit de se rendre au Carré Dominion (Place du Canada), côté sud, pour y rencontrer le gardien. Ils sont arrivés une minute plus tard, et ont rencontré Arthur Duval, qui leur a parlé d’un paquet suspect, avec un emballage déchiré, qu’il avait trouvé au pied de la statue du premier premier ministre du Canada, Sir John A. MacDonald.

Les deux policiers voient que la boîte contient des fils, attachés à une horloge, et deux bâtons de dynamite enveloppés dans du ruban de vinyle noir. Une bombe.

Arrivée de la section technique de la police de Montréal

Ils ont appelé le lieutenant Verville, voiture 10-35. Il est arrivé à 7h30, et après un examen préliminaire, a appelé la section technique. A 7h35, l’inspecteur Daniel Yacovitch, est arrivé sur les lieux. Le lieutenant Verville a montré le paquet, allongé dans l’herbe. Yacovitch a regardé à travers la déchirure de l’emballage en papier brun, et a vu le câblage électrique, l’horloge. Il a mis la combinaison de protection contre les bombes. Il a coupé le cordon autour du paquet et a déchiré le papier pour exposer l’appareil.

Le paquet comprenait un réveil, plusieurs fils électriques, deux bâtons de dynamite, un tuyau de cuivre, les extrémités enveloppées dans du ruban adhésif noir d’électricien. Deux fils électriques menaient d’une extrémité du tuyau à l’horloge. Il a coupé le fil conduisant à une batterie et a ensuite coupé le fil de l’horloge.

Il a mis la bombe dans la remorque, et s’est rendu au dépôt de Lacordaire, où lui et le sergent Robert Côté, ont achevé le démantèlement de l’appareil. Ils prennent toutes les précautions nécessaires pour conserver toute empreinte digitale.

Une empreinte digitale est découverte

Le gendarme André Ste-Marie, de la section Identification, a examiné l’appareil à la recherche d’empreintes digitales. Il en a trouvé une, sur le ruban de vinyle noir, et l’a enlevée.

“Des recherches seront entreprises en vue de l’identification et les résultats vous seront transmis. (note de bas de page : Rapport Général, Service de police de Montréal, 22-9-68, P-8-10-9370).

La première bombe “politique

Un examen plus approfondi en laboratoire a révélé que l’appareil était muni de deux bâtons de dynamite Forcite 75%. Le tube de cuivre était rempli de chlorate de potassium et de lactose, entouré de 7 allumettes ; une pile Burgess n° 2 D ; des ampoules Sylvania n° 5 ; une horloge Westinghouse Good Morning, réglée à 12h40 ou 00h40. Les fils ne sont pas soudés mais enveloppés dans le ruban adhésif autour du tube de cuivre.

Une image au fluoroscope de la dynamite révèle qu’il n’y a pas de détonateur et qu’il n’y a pas de composants électriques à l’intérieur.

Cependant l’examen de circuit électrique de cette bombe domestique a démontré que les fils électriques partent de la source d’énergie ne sont pas reliés au tuyau contenant la lampe-éclair mais seulement au réveil-matin. Donc il n’y a pas de circuit complet de la pile sèche à la lampe-éclair et au reveil-matin. Au temps prévu le contact n’a fait que courte-circuiter la pile électrique et la bombe ne pouvait éxploser.

Cer emballage fut examié pour des empreints mais rien ne fut élevé.

Rapport général, Service de Police Montréal, p. 2, ci-dessous.

Robert Côté, chef de la section technique du Service de police de Montréal chargée de désarmer et d’examiner les bombes et les attentats à la bombe dans la ville, qualifie le dispositif placé à la Place du Canada de “première bombe politique”.

Examination of bomb
Place du Canada bomb examination report p. 1
Strategy of Tension - Place du Canada
Place du Canada bomb examination report p. 2
Strategy of Tension - Place du Canada
Discovery of a poorly activated bomb

La bombe qui n’a jamais été

Il y a deux aspects intéressants sur la bombe en question. Premièrement, elle avait été soigneusement conçue et construite de manière à ne pas exploser, par quelqu’un qui savait ce qu’il faisait. Deuxièmement, le rapport indique qu’aucune empreinte digitale n’a été trouvée sur le paquet. Cependant, il omet de mentionner qu’une empreinte digitale a été trouvée sur le ruban de vinyle à une extrémité du tuyau de cuivre. Il ne mentionne pas non plus que Normand Roy et Michel Lambert ont posé la bombe, car l’auteur du rapport ne le savait pas à l’époque.

Interview de l’ancien inspecteur de la GRC Don Cobb

À un moment donné, dans la dernière étape de mes recherches sur la mort de Mario Bachand, j’ai pensé à parler avec l’ancien inspecteur de la GRC Don Cobb, qui avait été chef de la section “G” à Montréal au moment où se sont déroulées plusieurs des plus importantes opérations antiterroristes, contre le FLQ, et de contre-espionnage, contre la France. Heureusement, il vivait à Ottawa, à un pâté de maisons de Riverside Drive, dans le bas de l’Alta Vista, non loin de Billings Bridge. Je l’ai appelé, et il a accepté de me rencontrer chez lui.

Il m’a reçu avec gentillesse et nous nous sommes retirés dans son salon, et avons parlé un moment de la situation du FLQ dans les années 60 et au début des années 70. La seule interruption étant l’incursion occasionnelle de sa femme pour s’assurer que tout allait bien, et leur petit chien blanc souhaitant ardemment faire une promenade. À la fin de notre réunion, Don Cobb m’a escorté jusqu’à la porte d’entrée, où nous nous sommes arrêtés un moment pour le remercier de m’avoir reçu.

Un aveu étonnant

Il m’a regardé, avec un mien significatif. Il a dit : “La bombe de la Place du Canada, posée par Normand Roy. Elle a été fabriquée par la GRC, et la cellule Normand Roy – Michel Lambert a été construite et gérée par la GRC.

J’ai été tellement surpris par sa déclaration que je suis resté sans voix, stupéfait. J’avais cru un moment que Normand Roy, Michel Lambert, Raymond Villeneuve et Denyse Leduc étaient des agents de la GRC. À ce moment-là, j’ai su que Roy et Leduc avaient tué Bachand ce jour-là à Paris, et que c’était une opération de la GRC. Mes interviews de l’officier de la DST, du sous-solliciteur Ernest Côté, de Pierre Barral et de son épouse, et des officiers de la Brigade criminelle qui avaient enquêté sur le meurtre de Bachand – ainsi que la fausse histoire absurde diffusée par les médias canadiens, à laquelle beaucoup s’accrochent encore aujourd’hui – ont confirmé ma conclusion.

Stratégie de tension

Mais la déclaration de Don Cobb a montré de façon évidente que l’assassinat de Mario Bachand ne se limite pas à ce que je pensais au départ. La cellule Normand Roy du Réseau Pierre-Paul Geoffroy a été responsable de nombreux attentats à la bombe. Il est presque certain que Normand Roy et ses maîtres de la GRC étaient au courant des attentats de la deuxième cellule du Réseau, celle de Pierre Charette, d’Alain Allard et de quelques autres à l’occasion.

Pour résumer, l’assassinat de Bachand n’était qu’un élément d’un plan beaucoup plus vaste, d’une portée époustouflante, ce que j’appelle, à partir de la Strategia della tensione italienne, la stratégie de la tension.
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