Life and death of Richard Bros and a Mystery in the French Midi

Life and death of Richard Bros and a Mystery in the French Midi
Sommières, France, rue Taillade, childhood home of Richard Bros

Ce sont mes enquêtes sur la mort de Mario Bachand qui m’ont amené à m’intéresser à la mort de Richard Bros. Il y avait une bizarrerie dans les deux cas, ce qui m’a fait soupçonner qu’ils étaient liés.

Bachand a été abattu à Paris par un couple, sur la base de preuves provenant de Montréal, qui est arrivé à l’appartement où il logeait. Ils n’avaient jamais rencontré Bachand, mais ils sont venus avec un pistolet de calibre 22, apparemment silencieux. En d’autres termes, ils avaient fait une préparation et un effort considérables pour tuer quelqu’un qu’ils ne connaissaient pas. Le meurtre a été suivi d’une vaste campagne médiatique visant à persuader les lecteurs qu’il avait été tué par le FLQ. Mais il n’y avait aucune preuve de cela, à l’exception de deux ou trois déclarations du soi-disant DEFLQ à Alger. Et j’avais trouvé des preuves que le DEFLQ était une création de la GRC, et que son meurtre avait été planifié depuis au moins quatre mois.

Bros a été retrouvé mort, pendu par sa chemise dans une serrure du poste de police d’Islington, dans le nord de Londres. La police et les médias ont appelé cela un suicide. Bachand a été abattu par un mystérieux couple de Montréal, qui ne l’avait jamais rencontré. Il semble qu’il n’y ait eu aucune enquête substantielle sur le meurtre de Bachand, et aucune arrestation, bien que les tueurs aient été en présence de témoins qui pourraient certainement les identifier.

Diligence dans l’enquête sur le meurtre

Comme pour l’affaire Bachand, pour laquelle je me suis rendu à Paris pour poser quelques questions, et visiter la scène du meurtre, je me suis rendu à Sommières pour poser quelques questions sur les raisons pour lesquelles Richard Bros est venu mourir dans une cellule de la police de Londres. J’ai trouvé que c’était plus qu’une coïncidence que le FLQ soit au-delà du Québec, que ce soit à Cuba, en Afrique du Nord ou en Europe. Il représentait tout un aspect de l’histoire du FLQ qui n’avait pas été exploré. La seconde était de connaître la personne, en particulier, comment un enfant né dans le Midi français, une des plus belles régions de France et donc du monde, devait partir pour le Canada, et l’association avec le FLQ. découvrir Un jour à Sommières, Pierre Serrano, le frère de Joséphine de Richard Bros, m’a emmené faire une promenade dans la rue Taillade, une des plus vieilles rues du village. Son origine est une voie de charrettes romaines, pour le passage du pont sur le Verdule et la place du marché central, est facile à voir. Le bâtiment de droite avec le cadre de fenêtre vert vif appartenait à la famille Serrano. Au-dessus de l’entrée se trouve l’année de sa construction, 1536. Le style italianisant suggère que ses propriétaires de l’époque étaient une famille italienne prospère de la Renaissance.

Il y avait ici et là des preuves du passé lointain et plus récent.

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Roman store front, rue Taillade
Life and death of Richard Bros and a Mystery in the French Midi

Les vestiges du château et de la tour de Sommières

Pendant la Seconde Guerre mondiale, deux unités militaires allemandes ont occupé Sommières à des moments différents. Cinq cents soldats d’une division SA (Feldherrnhalle) décimée sur le front de l’Est, envoyés à Sommières de février à décembre 1943 pour s’y rétablir. De février à juin 1944, une unité de plusieurs centaines d’hommes de la 9e SS Hohenstaufen waffen SS.

Une plaque en souvenir des chagrins plus récents, des pertes des habitants de Sommières pendant la Seconde Guerre mondiale. en face de la maison Serrano où Richard Bros a passé une grande partie de son enfance.

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Plaque rue Taillade across from Serrano home

Pierre Serrano parle de Marcel Bros, le père de Richard, qui, le 21 août 1943, a quitté Sommières pour rejoindre un groupe de Francs-tireurs et partisans français (FTPF) dans le département du Gard, le FTP étant le plus important mouvement de résistance français de la Seconde Guerre mondiale. Le FTP a été créé par le Parti communiste français, et était donc à l’intersection de graves divisions dans la société française entre la gauche et la droite. Il n’était pas seulement contre les Allemands, avec des forces telles qu’une unité de la 9e SS Hohenstaufen waffen SS, basée semestriellement à Sommières, mais contre le régime Milice de Vichy. En d’autres termes, dans une guerre vicieuse sans pitié.

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Marcel Bros and Josephine Serrano at their marriage in Sommières, 1944

Comment Richard Bros est arrivé au Canada

Marcel Bros était l’un de ses cinq frères et sœurs. Son père, un vétéran de la Première Guerre mondiale, avait de sérieux préjugés à l’égard des immigrants espagnols, en particulier à l’égard des réfugiés de la guerre civile espagnole, arrivés en France après la victoire de Franco. Il est impossible de savoir dans quelle mesure ce sentiment raciste a été inspiré par les catholiques contre les protestants, la gauche contre la droite, ou autre. Peut-être y avait-il aussi une opposition à l’immigration espagnole parce qu’elle apportait une concurrence, et des salaires plus bas, pour le travail dans les vignobles de Sommières. Quoi qu’il en soit, le père de Marcel Bros était très fortement opposé au mariage de Marcel et Joséphine (Josée) Sanchis, née à Cofrentes, en Espagne. Lors d’un dîner de famille, le père de Marcel lui a dit qu’il serait déshérité s’il épousait la belle et sensuelle Joséphine. Une menace sérieuse, étant donné que pour le paysan ou l’agriculteur français de l’époque, la question de la propriété foncière est de première importance.

Le père de Richard Bros, Marcel, s’installe au Canada

Une vive dispute entre le père et le fils s’ensuivit. Le père a pris une bouteille de vin et a frappé Marcel au sommet du crâne, ce qui aurait pu lui porter un coup fatal. Marcel s’est levé et a quitté la maison, en disant qu’il ne reviendrait jamais.

En 1952, Marcel Bros part pour le Canada et Montréal. Il obtient un travail d’électricien pour Hydro-Québec, en travaillant sur les projets hydroélectriques du Grand Nord. L’année suivante, Richard Bros et sa mère Joséphine quittent Sommières et embarquent sur le Vulcania de la ligne italienne. Ils débarquent à Halifax, apparemment – pour l’écriture sur le document de référence, un formulaire de demande de passeport n’est pas clair – le 15 juin 1953, et continuent par le train jusqu’à Montréal. Ils y rencontrent le père de Richard, Marcel, et s’installent au 6644, 19e avenue, Rosemount, Montréal.

Malheureusement, Richard était désormais un étranger, dans une province du Québec qui se réveillait de l’enfermement politique, religieux et culturel de longue date. Où la montée du sentiment nationaliste et la lutte pour la reconnaissance et la correction des torts de longue date allaient bientôt l’envelopper. La solitude de Richard Bros, en tant qu’étranger au sein d’un peuple réclamant la reconnaissance, est accrue par l’absence de son père, dans le Grand Nord, et de sa mère, qui travaille la nuit comme hôtesse dans les bars et les boîtes de nuit de la ville. Il était seul. Ce qui le rend réceptif au chant de sirène d’un camarade d’études qui lui demande de l’aider à constituer un petit groupe qu’il a en tête, la Résistance du Québec : son nom, Jacques Lanctôt.

Mystery in the French Midi

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Richard Bros and his paternal aunt, Sommières

C’est en me promenant rue Taillade avec Pierre Serrano que j’ai appris un autre mystère. Il m’a raconté qu’au printemps 1970, probablement au mois de mai, il revenait d’un voyage d’affaires et que ses parents lui avaient dit qu’un jour Richard était apparu en compagnie d’un certain homme politique québécois. Ils avaient voyagé ensemble, disaient-ils, depuis Paris. Son nom ? René Lévesque. Lévesque a passé la nuit dans la chambre du 1er étage, tandis que Richard est resté chez ses grands-parents au rez-de-chaussée.

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